Accepter son passé..

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On est le 13 Juillet 2014, jour de la Saint-Henri, ce qui signifie éthymologiquement en germanique "heim", la maison et "rik", le chef, le roi. Mais, c'est aussi la Saint-Joël, qui signifie, "Dieu est Dieu" mais aussi le prénom Joël est "rêveur et ambitieux, il arrive qu'il souhaite être seul afin de méditer et de réfléchir sur sa vie. Lorsqu’il s’isole, il fait une brève analyse de sa vie et en tire des leçons". Je suppose que vous ne devez plus être surpris des synchronicités et des signes qui jalonnent ma route, j'en raconte assez dans la partie "Tout est signe" du blog.

Ce nombre 13, est pour moi source de transformation et de guérison. Et aujourd'hui, alors que je me remémorais mon passé de petite fille et de tout ce que j'avais vécue, je pris conscience d'un fait qui allait pouvoir me permettre de continuer à évoluer. Je n'ai pas cessé, jusqu'à encore aujourd'hui, de ne voir que le côté négatif de ma vie. Prématurée, enfant pas désirée, ni voulu à la naissance, ayant reçu par ventre interposé lorsque j'étais encore un foetus dans le ventre de ma mère, un coup de poing de mon père qui m'a fait contacter le grand vide, cause de beaucoup de souffrance dans ma vie, une réaction au vaccin qui a failli me faire perdre un bras, le divorce de mes parents, le rejet, l'abandon, un nouveau "papa", une éducation tellement stricte que j'en garde encore des séquelles, une adolescence perturbée, la naissance du petit frère adoré pour le "beau-papa" qui lui permit de reporter tout l'amour sur son propre fils jusqu'à me faire devenir une étrangère, aucune perspective professionnelle, la rencontre avec le premier amoureux (un gémeaux), un homme violent et armé, la rencontre avec le père de mon fils (né un 13), un homme malade, des boulots mals payés, des amis intéressés, des trahisons, des pertes financières, et bien d'autres choses que ce blog ne serait pas assez volumineux pour tout raconter. Comme on dit, j'ai eut un passé bien mouvementé avec les prises de consciences qui ont été avec. Et, alors que je pensais à un moment particulier de ma vie de petite fille de 12 ans avec ma grand-mère, je pris conscience de tous les autres aspects du mirroir que j'ai bien trop longtemps ignoré.

J'allais tous les week end à la campagne chez ma tante, j'ai cottoyé les animaux de la ferme, on jouait dans la paille, j'ai passé des moments interminables dans la nature à me ressourcer, je dormais chez des voisins à la ferme dans un édredon en plume d'Oie, les piéces n'étaient pas chauffées, je buvais du lait directement tiré de la vache avec la crème dessus, ça sentait bon la cheminée, je faisais du vélo sans avoir peur des voitures et j'admirais les tourterelles qui chantait en haut d'un clocher ou sous un sol pleureur. J
'ai voyagé en échange scolaire en Espagne, en Angleterre et en Finlande. Je partais en vacances avec mes parents à la mer, à la montagne, en Espagne, en Italie, en Corse, en Tunisie. J'ai fait du ski, du ski nautique, de la natation, du tir à l'arc. Ma grand-mère me gardait tous les mercredi apm et elle me faisait à chaque fois mon plat préféré, du riz aux oignons et à la tomate. Elle m'a appris à jouer aux cartes, aux dames, à remplir un tiroir que de cochoneries sucrées pour le goûter, m'a payé des cours d'Italien et d'Allemand (ça n'a pas été très loin). On partait avec elle à St-Cyprien plage car elle avait une maison qui sentait bon l'humidité de la mer, le sol en marbre, les placards de location, que de souvenirs... 

Ma souffrance était telle que je n'ai préféré gardé que le négatif de ma vie sans m'apercevoir de toutes les autres richesses dont la vie me faisait "don". Enfermée dans une vie qui ne me correspondait pas, portant la misère du monde sur mon dos ainsi que ma propre déchéance, j'ai fini par me "noyer" dans les méandres d'une vie, d'où je ne trouvais pas ma place et dont je n'arrivais plus à voir la beauté de toute chose.

Lorsque aujourd'hui, je pris conscience que mon passé avait fait de moi la personne que je suis aujourd'hui, je me suis mise à aimer mon passé, à aimer ma vie. Comment pouvais-je trouver ma place ici-bas, si je n'admettais pas mon vécu, si je ne l'aimais pas, si je ne le RECONNAISSAIS PAS? C'était ignorer une partie de moi, or, je suis toutes les parties de moi réunis et à moi toute seule, je compose ma vie.

A ce moment-là, je sentis mon plexus solaire et mon chakra du coeur "s'enflammer" et "bruler" tous les résidus négatifs qui me faisaient voir ma vie par le filtre de la négativité et de la non-acceptation. J'allais enfin me réconcilier avec moi-même et guérir les femmes de la lignée familiale qui n'ont jamais pu trouver leur place parce que personne n'a voulu l leur donner.

Je sais que tout est lié et que ma grand-mère m'aide, surtout que la prise de conscience vient d'un souvenir en commun. Alors, je le redis encore une fois, travailler à améliorer son arbre généalogique, à guérir les blessures de nos ancêtres, c'est se donner le droit de se guérir soi-même pour se donner le droit d'avancer sur son chemin de vie.

C'est aimer sa vie, son passé, tout ce que l'on a vécu quoiqu'il se soit passé, c'est remercier la vie pour tous les cadeaux, les opportunités et les synchronicités. Cet amour vient du coeur, il n'est pas forcé, ni même calculé, il est l'amour inconditionnel qui ne juge plus, ni ne critique car il transcende tout sur son passage.

Une conscientisation vient d'avoir lieu, merci à l'Univers, à mes ancêtres, à mes guides et à mes êtres de lumière, pour cette guérison  ;-)

Accepter son passé..
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