Maltraitance sur enfants..

Publié le par Péris Angélique

Alors que je cherchais des livres "spirituels" et transgénérationnels dans un rayon sur le développement personnel, je me vois attirée par le rayon "histoires vécues et témoignages" et par un de leur livre "Une larme m'a sauvée" d'Angèle Lieby (qui soit dit en passant est bouleversant). Je décide de le prendre après avoir lu le résumé sur la 4ième de couverture et je décide de regarder un peu les ouvrages qui y sont proposés.

Et là, non seulement j'ai l'impression de tomber de toute ma hauteur (bon, ça ne fait pas trop haut non plus 1m57, hi hi hi..), mais aussi de sortir de nulle part, peut-être de ma montagne, ou alors, je suis vraiment dans un autre monde, je ne sais pas, mais, le nombre de témoignages et de récits vécus et authentiques d'enfants maltraités, abusés, violés, violentés, séquestrés et pour la plupart par leur parents, me donnent la chair de poule, me dégoutent et me font prendre conscience du monde dans lequel on vit (même si j'ai bien conscience des réalités présentes). Il est vrai qu'à pars les gros titres qui font la une, ces faits "divers" passent casiment inaperçus, à pars pour ceux qui le subissent et qui choisissent en plus d'une thérapie, une bonne partie de leur adolescence jusqu'à l'âge adulte, de livrer leur histoire afin "d'exorciser" le mal qui est en eux. Déposer leurs ressentis, leur colère, leur tristesse et leur haine, leur dégout et leur culpabilité sur feuille blanche pour les exposer aux yeux du monde entier, c'est, je crois la meilleure façon d'aller vers la "guérison".

Quand je vois tout ce que, MOI, je fais pour arriver à atteindre une vie heureuse, épanouïe, et riche de sens, allant de professionnel, en soins et en prise de conscience, cherchant à travailler sur moi et à dénouer les noeuds de mon existence, j'ose à peine imaginer le travail de "restructuration et de régénération" que ces enfants vont devoir affronter, toutes ces souffrances et ces blessures de l'âme (blessures et cheminement que l'âme a choisie de vivre avant de s'incarner, bien évidemment), qui mettront tellement de temps à cicatriser et à se refermer, tant et si peu que ces enfants soient pris en charge cliniquement, moralement, et psychologiquement pour leur permettre d'avancer dans leur vie. Des enfants qui ont fait confiance à leur parents, qui les ont aimé, qui ont gardé en eux un lourd secret parce qu'ils ne voulaient pas que leur parents leur soient enlevés, des enfants innocents, qui sont censés apporter la joie, le bonheur et l'amour dans leur famille, deviennent des victimes de leur propre "géniteur". J'ai vraiment du mal à comprendre les tenants et les aboutissants, et surtout les raisons qui poussent ces hommes et ces femmes à se rabattre sur leurs progénitures, à s'en servir de "boniches et d'esclaves", "d'objets de désirs et d'objets sexuels", qui sont traités comme des "chiens" et encore, peut être que les chiens, eux, ne sont pas enfermés à longueur de journée dans des placards ou des caves, et à qui on va jeter la nourriture à même le sol et encore quand leur bourreau pensent à les nourrir. Des enfants qui vont devenir parents à leur tour vers l'âge de 12/14 ans de leur propre père, des mères qui vont regarder la scène sans broncher, sans rien dire, soit parce qu'elles ont peur de la réaction de leur mari, soit parce qu'elles aussi ont vécue une histoire similaire dans leur enfance et qu'elles reproduisent le schéma, et qu'elles mêmes n'ont pas réglé leur propre vécu. Non, mais ou va-t'on?

Alice Miller dira de ces maltraitances : "Les enfants ne sont pas autorisés à se défendre de la violence des parents et sont alors obligés de supprimer et refouler les réactions naturelles à l’agression parentale comme les émotions de la colère et d’angoisse. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’ils peuvent décharger ces émotions très fortes, sur leurs propres enfants ou, dans certains cas, sur des nations toutes entières. Un enfant maltraité deviendra plus tard à son tour un tourmenteur et très certainement aussi un parent cruel, à moins qu’il n’ait trouvé dans son enfance un témoin secourable, une personne auprès de laquelle il pouvait se sentir en sécurité, aimé, protégé, respecté, une expérience qui lui aurait donné une idée de ce que peut être l’amour. Un enfant qui a vécu cela ne deviendra pas un tyran, il (ou elle) sera capable de respecter les autres et d’être en empathie avec eux. Il est très significatif que dans l’enfance de tous les dictateurs que j’ai étudié, je n’aie pas trouvé ne serait-ce qu’un seul témoin secourable. Il ne resta plus alors à l’enfant qu’à magnifier la violence qu’il avait eu à subir." 

Alors, c'est vrai qu'on a tous notre propre histoire, nos propres déboires, notre propre vécu, et qu'en tant que mère d'entendre ces témoignages, nous font forcément penser à nos propres enfants, à leur éducation, à l'amour qu'on leur donne, est ce qu'on fait bien les choses ou pas, est ce qu'ils ne manquent de rien, est ce qu'on les protège trop ou pas assez? Je pense qu'il n'y a pas de "démesure" de l'amour, ou à trop aimer ses enfants, si celui-ci n'enferme pas, ne maltraite pas, n'abuse pas, ne manipule pas, ne marchande pas, ne violente pas, mais au contraire respecte l'enfant pour ce qu'il est, pour l'être en devenir. C'est à nous parent qu'en revient cette tâche, on est là pour les protéger, pour les aider, pour les guider vers leur propre chemin, pour leur donner toutes les armes pour affronter le monde, son adversité et ses horreurs. Il faut sortir de cette image "sclérosante" qu'ils faut absolument faire des enfants parce que c'est le "propre" de l'homme et de l'humanité, se reproduire, enfanter, donner une descendance qui portera les mémoires de nos actes passés quels qu'ils soient. Arrêtons d'être des moutons et de croire que c'est une obligation que de devenir parent. Notre cerveau est peut être conditionné à donner une part de sa survivance mais si on ne se sent pas prêt à devenir parents, autant laisser cela aux autres, à ceux qui ont les capacités morales, psychologiques, financières, de coeur et d'Amour et qui, par leurs bons soins feront des enfants qui deviendront des adultes et des futurs parents "responsables". Les futurs créateurs de l'humanité ou le respect, la tolérance, et l'amour se cottoieront inlassablement parce qu'ils seront devenus le "propre de l'homme"!!!!

En attendant ce jour mémorable, soyons responsable!! Ne croyons pas que les choses vont s'arranger toutes seules, que cela finira par s'étioler, qu'il suffit de mettre un voile sur une blessure pour espérer qu'elle finisse par disparaître. Prenons-nous en main, il en va du devenir de nos propres enfants et de l'humanité. Laissons nos égos surdimensionnés au placard et affrontons nos peurs, nos angoisses, et nos déprimes. Je parle aux enfants de la guerre et de l'après-guerre, aux petits-enfants dont je fais partie (dans la quarantaine), nous avons eut pour la plupart des éducations très strictes parce qu'il fallait faire honneurs à nos parents, parce que l'image que l'on devait véhiculer devait "flatter" leur propre égo, parce que les consciences loin d'être ouverte, croyez dur comme fer qu'un enfant devait être corrigé ou punis pour ce qu'il avait fait. Bien souvent, la correction était violente et physique, je ne vous parle pas du martinet ou de la boucle en fer de la ceinture lorsqu'elle raisonnait sur vos cuisses. De la règle carré, elle aussi en fer, ou vous deviez rester à genoux pendant des heures et des heures, avec vos mains sur la tête et fâce au mur, des humiliations devant toute une cour de récréation, des paroles blessantes et dûres pour un "petit être" sans défense, ou des claques que vous deviez vous-même vous infliger parce qu'on vous le demandait, et que si elle n'était pas assez forte, on vous menacer de le faire pour vous et qu'elle serait surement plus forte que celle que vous deviez vous infliger. Que dire de ces corrections incompréhensibles et de ces gifles que vous receviez parce que cela n'allait pas dans le sens de vos parents... Un bouc émissaire? Non, le reflet d'une éducation et d'un vécu que nos parents n'ont pas toléré et accepté, mais qui n'ont pas d'autres moyens que de reproduire inlassablement parce qu'ils sont leur propre vérité. Pourquoi n'ont-ils pas essayé de comprendre leur geste? Mais parce que personne ne leur a montré qu'on pouvait agir différemment et que les enfants loin d'être bêtes et méchants n'étaient que le reflet de leur propre vécu, souffrance et blessure et qu'ils étaient déjà coupable avant même d'ouvrir leur bouche. Alors pour éviter de faire subir à nos enfants ce que nous même avons subis, prenez-vous en charge, travaillez sur vous, déjouez les piéges de votre égo qui vous dit que vous n'en avez pas besoin, que tout va bien et que vous êtes loin d'être "dérangé". Je ne connais pas une personne sur cette terre qui soit blanche comme linge, qui ne porte pas quelques mémoires transgénérationnelles, qui n'ai pas des choses à travailler ou à guérir mis à part les "être réalisés" et pour l'instant, on est loin du résultat.

Ouvrez vos consciences, rentrez à l 'intérieur de vous-même et soyez honnêtes, une part de vous demande de l'aide, une part de vous souffre, pleure, se trouve perdue. Offrez-lui cette aide, soignez cet enfant intérieur, ne négligez pas cette souffrance, car en prenant soin de s'y arrêter, de l'écouter et de la guérir, vous permettez à vos propres enfants de devenir les enfants de demain, vous leur permettez de s'épanouir, de vivre leur propre vie, de s'individualiser, mais surtout d'apporter la joie et l'amour sur cette terre qui en manque vraiment. Faîtes que vos enfants deviennent les batisseurs de demain, des êtres lumineux et libres de toutes vos souffrances à vous! Car finalement c'est ça d'être parent, c'est de tout faire pour que votre descendance puisse avoir un terrain neutre sur lequel il pourra créer sa propre vie et créer le nouveau monde, et non pas qu'il se cherche constamment dans sa vie d'adulte et qu'il n'arrive pas à se réaliser parce qu'il porte les mémoires de toute une génération ancestrale et familiale, héritage durement laissé par ceux qui l'ont précédé. 

Il y a plein de moyens aujourd'hui pour travailler sur "soi", et là, où on accusait le coup du temps de nos grand-parents et parents, et où on faisait l'impasse en se disant c'était "l'époque qui voulait ça", on ferme les yeux et on continue, aujourd'hui, on est plus excusable. Des moyens nous sont donnés, il suffit qu'à nous d'enlever le voile ou les oiellères qui nous servent de protection à nos souffrances et à nos égos. Travaillons sur nous, sur nos mémoires familiales et invisibles, sur notre karma, sur tout ce qui nous empêche d'avancer, TRAVAILLONS SUR NOUS, et rendons ce monde meilleur...

Merci ;-)

(PS : lien plus bas sur Amazone d'histoires vécues d'enfants maltraités.)

Maltraitance sur enfants..
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