Se désenchaîner..

Publié le par Péris Angélique

On a tous été bercé depuis notre plus tendre enfance par des phrases "clés" qui inlassablement, journalièrement, et continuellement, nous maintenaient "enchaînées" dans des contextes "sclérosants" comme pour marquer du "sceau familial" l'appartenance à notre propre histoire.

Ces phrases vous les connaissez tous, elles diffèrent un peu de vous à moi, ou peut être sont-elles sensiblement les mêmes, elles peuvent être dîtes différemment, ou de n'importe qu'elle intonation, mais, elles ont indéniablement le même rôle, vous enchaîner inconsciemment dans ce que la famille a décidée pour vous. Vous maintenir dans la peur pour mieux vous manipuler. Et, oui, je suis désolée de vous l'apprendre comme ça, mais sous prétexte de nous donner une bonne éducation, nos parents maintenaient une sorte "d'Aura" surprotectrice soit disant bienveillante, dans le seul et unique but, mais inconscient, de nous faire peur, comme eux-même l'avait bien évidemment reçu de leur propre parent, ce qui finissait par nous connecter à un "égrégore slcérosant de peur" et nous maintenait dans l'inaction tout en mettant un frein à notre évolution et progression.

Vous rappelez-vous de celles-là?

- Tu ne dois pas te baigner de suite après avoir manger sous peine de faire une hydrocution, tu dois donc attendre 3h après manger!
- Il faut manger aux heures des repas, pas avant ni après.
- Tu dois travailler à la sueur de ton front.
- Il n'y a pas de fumée sans feu
- Les chiens ne font pas des chats
- Qui veut voyager loin, ménage sa monture.
- Un enfant bien portant est un enfant solide.
- Soit belle et tais-toi.
- On attrape pas des mouches avec du miel.
- Il ne faut pas trop faire de compliment cela pourrait lui monter à la tête.
- Tu n'as pas droit à la parole, lève-le doigt si tu veux parler.
- Si tu veux que maman t'aime, ne pleures pas, ne cris pas etc..
- Il faut être fort et ne jamais se plaindre.
- Ne jamais rien demander à personne et s'autosatisfaire tout le temps, comme ça, on ne doit rien à personne.
- Un homme qui pleure et une "femmelette".
- Il ne faut pas faire de buit, parler fort, il ne faut pas se faire remarquer.
- Ce n'est pas de notre rang..
- C'est jamais assez bien, tu peux mieux faire.
- Tu ne casses pas 3 pattes à un canard.
- Il faut faire bonne figure.
- Dans la vie, c'est toujours la loi du plus fort.
- On sait ce que l'on perd on ne sait pas ce que l'on trouve.
- On sait mieux que quiconque pour savoir ce qui est mieux pour toi.
- Tu rêves, la vie c'est pas un rêve, c'est un combat.
- Chacun porte sa croix
- C'est pour ton bien..
etc, etc, etc...

Vous trouverez surement vos propres phrases "clés", avec devant, "il faut", "tu dois" et qui vous enchaînent parfaitement à reproduire les clichés familiaux.

Et, je peux vous assurer qu'on en est plein de ces phrases toutes faîtes. Elles interviennent bien souvent pour clotûrer une situation, sortent de notre bouche instantanément, et que nous le voulions ou non, elles nous maintiennent dans la programmation de nos parents et de nos ancêtres.

Aujourd'hui, si on veut "casser le moule" (tiens en voici une autre de ces phrases clé qui appartient à nos ancêtres ;-) il faut "reprendre les rênes de sa vie" (et celle-là, elle ne vous parle pas), pour réecrire sa propre histoire et sortir de ces schémas limitatifs qui nous amènent vers notre propre individualisation.

Comment?

Je vous propose déjà de faire un petit tour de toutes les phrases qui vous composent et de prendre l'habitude à chaque fois qu'une de ces phrase sort spontanément, de l'annuler et de la reformuler avec vos propres mots, ou si c'est une situation figée et qu'elle va à l'encontre de ce que vous êtes ou de ce que vous pensez, d'agir selon vos propres désirs.

Oui, je sais, c'est contraignant, surtout qu'il faut être toujours présent à "soi" même, conscient de ce que l'on dit ou fait, cela veut dire, d'être dans le "ici et maintenant", mais, c'est une des façon de commencer à prendre son envol.

Certains penseront que c'est une forme de "rebellion", d'autres ne comprendront pas du tout l'utilité d'une telle absurdité, d'autres trouveront l'exercice fastidieux et contraignant, d'autres n'essayeront même pas, certains abandonneront rapidement, sans compter les sceptiques et ceux que ça ne vient même pas défriser la moustache.. Ok, pas de souci, alors, je parle à tous les autres, à ceux qui veulent bien s'interroger 5 minutes et ouvrir leur conscience. Je ne leur demande pas de me croire, mais de faire leur propre expérience et je les invite à venir écrire un petit commentaire, s'il le souhaite, pour parler de ce qu'ils ont ressenti. Parce que finalement, la meilleure des preuve c'est "sa propre expérimentation".

Alors, libérez-vous et commencez dès à présent.

Par exemple, pour la phrase plus haut "casser le moule", (qui veut dire qu'on est tous forgé dans un même conditionnement) dans une conversation orale, j'aurais pu très bien dire, "euh, pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais plus tôt, si on veut sortir de ces schémas, par exemple", ou une autre phrase qui ne rappelle pas les phrases types de nos aïeux. Car, en les disant, c'est comme si à chaque fois vous rappeliez à vous et auprès de vous vos ancêtres. Ils sont bien là ou ils sont, ils sont sur un autre plan de conscience, ils travaillent à leur transformation et à leur évolution, donc, laissons-les prendre leur envol, cessons de les rappeler inconsciemment à nous, remercions-les d'avoir par peur, érigé des tours d'ivoires ou des cages d'orées autour de nos petites personnes, et commençons enfin à vivre notre propre vie.

Vous pouvez aussi vous demander pourquoi il faut absolument que vous mangiez aux heures fixes et aux repas, et pourquoi, vous ne mangeriez pas quand votre corps le réclame, lui mieux que quiconque sait lorsqu'il a besoin d'énergie.

Reprenez toutes vos phrases et réajustez-les à votre histoire, à votre propre vécu sans y accoler d'intentions quelconques que vos enfants devront plus tard essayer eux aussi de se "décoller". Soyez simple, naturel, et si vous ne savez pas trouver d'autres façons de dire les choses ou de les faire, ne culpabilisez pas, accordez-vous le temps de la transformation, "Paris ne sait pas construit en 1 jour" (hi hi hi hi). Excusez-moi, ce n'est pas ce que je voulais dire, je voulais dire, que les grandes réalisations nécessitent du temps et qu'il faut être patient pour un jour espérer réaliser de grandes choses"

Waouhhhhh.. !!! c'est super, avez- vous bien compris?

Alors, je vous souhaite à tous et à toutes une bonne libération..

Merci ;-)  

Se désenchaîner..
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