L'acceptation pour toute délivrance...

Publié le par Péris Angélique

L'acceptation pour toute délivrance...

Nous vivons une époque chaotique. Les consciences s'éveillent, les gens ne peuvent plus se satisfaire d'un à peu près, n'acceptent plus ce qui n'est plus aligné avec leur intérieur, cherchent leur mieux-être et leur bien-être, veulent trouver la paix intérieure et le bonheur. Chacun cherche son chemin, la raison de son incarnation. Certains ne sont plus alignés avec leur profession, leur couple, d'autres tombent malade, certains mettent fin à leur jour, d'autres quittent tout espérant trouver l'herbe plus verte ailleurs, et tout le monde court après des chimères, se débats dans des vies devenues insignifiantes et obsolètes. 

Certains combattent leur vie, se refusant de croire, de voir, de comprendre, d'accepter que l'impermanence a encore frappée. Car à celui qui comprend que la vie n'est que mort et renaissance, à celui-là, une vie plus légère se trace devant lui.

Denise Desjardins (ex-femme d'Arnaud Desjardins) dans son livre "De naissance en naissance", témoignage sur une vie antérieure, relate une expérience vécue auprès d'un maître Indien, Sri Swâmi Prâjnanpad. Elle y parle d'une de ses vies antérieures où bébé, elle a été recueillie par sa tante suite au décès de sa mère et de son père. Maltraitée, elle chercha refuge auprès d'un "Gourouji" qui accepta de l'avoir sous son aile. Déjà Astrologue à l'époque, et ayant fait le thème astrologique de l'enfant, il s'aperçu du terrible destin qui lui était réservé et lui fit promettre de ne jamais se marier ou d'avoir d'enfant, source de tous ses maux, causant sa perte, sa mort ou sa folie. Elle devait s'en éloigner et penser au disciple qu'elle allait devenir plus qu'à la jeune femme, désirable et désirante qu'elle deviendrait un jour.

Sans vouloir rentrer dans les détails et laissant ceux qui le souhaite lire ce très beau livre, son destin était scellé le jour où le manque d'amour, de tendresse, d'affection et d'attention se concentra sur son Maître, révélant un amour incommensurable qui brulait en elle et la consumait à vif jour après jour.

N'écoutant que sa volonté, prête à forcer le destin, à le combattre et ne souhaitant qu'écouter ses manquements sans écouter les désirs de "l'autre", elle tomba enceinte et mis au monde un joli petit garçon. Elle venait d'enclencher le processus que Gourouji lui avait soigneusement demandé d'éviter, son destin n'avait plus qu'à opérer. Un après-midi, seule avec son enfant, elle fut agréssée par deux hommes qui voulaient la violenter. Sa rage à se défendre et sa détermination alertèrent le voisinage, tant et si bien que l'un des deux homme prit l'enfant et lui écrasa la tête parterre. 

Son désarroi l'amena sur les routes à errer, seule avec sa terrible souffrance comme seule compagnie, devenant de jour en jour une coquille vide de vie, d'âme et de desespoir, pleurant et étant incossolable devant la mort de son enfant et de son mari, culpabilisant de n'avoir pas écouté les recommandations de Gourouji, et s'attribuant la faute ce qui ne lui laissa guère le pouvoir de se pardonner. Plus rien n'existait chez elle que sa douleur, sa souffrance et l'envie d'en finir et de ne plus être...


Qu'est ce que nous apprend cette histoire?

Que nous sommes tous, chacun d'entre nous en rebellion avec ce que la vie met sur notre route. Que nous refusons systématiquement ce qui nous arrive. Que nous sommes, tout le temps en réaction contre notre destin, pensant que cela ne devrait pas être, que nous n'avons pas à le vivre, qu'on ne le mérite pas... Notre réaction face à ce destin enclenche tout un tas de réaction qui enclenche le boomerang "karmique" et nous laisse pantois, sans voix, sans armes, devant des tragédies de vie que nous sommes seuls à affronter.

A aucun moment, nous avons laissé la situation murir en nous, à aucun moment nous avons compris l'importance de ne pas forcer le destin, à aucun moment nous nous sommes interrogés sur les biens fondés de ce vers quoi nous ne pouvons aller. Car, une chose est clair dans notre esprit, nous voulons toujours ce que nous ne pouvons avoir. Si on ne peut pas l'avoir c'est qu'il y a des raisons karmiques et familiales à cela et enfoncer des portes fermées, s'est ouvrir la porte à un tas de réactions en chaine qui cause notre perte. 


En astrologie, je pense donc à la position de notre Noeud Nord. Je reviens souvent sur l'axe X/IV ou IV/X parce qu'il crée beaucoup de confusion chez ceux qui l'ont. J'en parle souvent parce que moi-même j'ai un Noeud Nord en maison IV et que je me bas pour trouver reconnaissance, position social, et ambitions. Plein d'envie, de projets, d'envie de réussir et de gloire, je passe mon temps à braver mon devenir et à trouver le moyen de m'en sortir en essayant de contourner le destin, en persistant à retrouver des sensations de gloire absolue passée par l'envie et la prise de décision de rester dans mon Noeud Sud en maison X. Ainsi, je suis en dualité constante parce que je n'accepte pas de devoir composer avec mon foyer, parce que je rêve moi aussi de gloire, de richesse et dieu sait quoi d'autre... Mais la vie, le karma ou tout autre nom que l'on voudra bien mettre dessus, m'empêche considérablement d'avancer dans le sens que je souhaite. Si par hasard (mais nous savons que ça n'en est pas), j'arrive à avoir ce que je veux égoïstement, l'expérience m'a aprise que je devrais en payer les conséquences. La souffrance qui émane donc de cette expérience crée de terrible et de profonde remise en question, on ne comprend pas pourquoi nous n'y avons pas droit, nous aussi au bonheur. L'expérience nous dira que le bonheur ne se trouve nullement à l'extérieur de Soi, mais à l'intérieur. Être entière et complète dans ce que l'on est, dans ce que l'on fait. Accepter ce que l'on ne peut pas avoir, le comprendre et nous permettre de tourner la page. Se vider de ce qui ne nous est pas accessible pour laisser la place à autre chose 100 fois plus audacieux, plus beau, plus ouvert, plus libre, notre devenir... Et cela est vrai pour toute chose, accepter ce qui se présente sous nos yeux, composer avec, ne plus subir son destin, ne plus être en révolte, mais accepter que tout change, que tout bouge, se transforme, évolue, meurt et renaît.

Cela commence par des petites choses de la vie de tous les jours. Au moment où j'écris ce "post", je n'ai plus d'internet depuis bien 20 mn. Celle qui veut tout maîtriser en Moi, s'est levée plusieurs fois, a éteind et rallumé la livebox pour la faire redémarrer. Mon mental tourne en rond, s'affole, je n'ai plus accés à l'extérieur, la communication est coupée. Bel exemple que la vie met sur mon chemin pour expérimenter tous les jours ce que je comprends de la vie et de ses lois. Mon égo pourrait bien vouloir téléphoner à Orange pour savoir ce qui se passe sur la ligne, mais le maître en Moi accepte la situation. Il n'analyse pas, car analyser serait déjà me mettre dans une position de dualité, moi et le non-internet. Non, j'accepte simplement la situation. Aucune émotion ne circule à l'intérieur de moi et ne crée de tension, c'est mon fils ce soir qui va être en panique si jamais internet n'est pas revenu... ;-)

Et c'est exactement la même chose pour n'importe quel sujet. Une rupture, un licenciement, une maladie, un échec, et tout autre chose qui nous fait bondir et nous fait réagir. Nous ne voulons pas de ce qui nous fait mal, c'est humain. Mais, la souffrance vient de cette non acceptation, de cette dualité qui comme une gangrène dévore notre intérieur et nous plonge dans le désarroi le plus profond, plus rien ne compte que l'envie de se battre et de s'en sortir.

Et si la vie, par ces expériences, nous invitait à lâcher prise, à accepter l'incommensurable, l'indomptable, l'innomable, l'impermanence, la vie, la mort, l'inutilité, l'absurdité et l'illusion de la vie, le néant et le tout, la vacuité qui fait que nous sommes le tout en chaque chose...

Déposer les armes et acceptez ce que la vie met sur votre route. Oui, je sais, ce n'est pas facile, même pas évident du tout. Nous pensons à tord ou à raison que la vie nous doit bien ça, que nous ne méritons pas certaines situations, mais à force de se battre, on s'épuise, on se démoralise, on tombe en dépression, plus rien n'a de sens à ce que l'on vit. Mais peut-être parce que la vie n'as pas de sens, alors autant la vivre du mieux possible, et donner à aujourd'hui même le sens que l'on souhaite voir se jouer devant nos yeux.

Ainsi délivrés de tout ce à quoi nous n'avons pas accès, nous finissons par nous en libérer. Par faire de la place pour autre chose plus en adéquation avec notre être intérieur.

C'est ce que l'on dira à celle qui est en relation d'amour avec un homme marié, à celui qui attend sans jamais en voir le jour, un poste honorifique, à celui qui cherche à se réaliser à travers un autre et non à travers lui même, à celui qui doit s'enrichir personnellement plutôt qu'à travers le groupe, à celui qui devra se réaliser dans sa vie privé au dépend de toute vie extérieure, à celui qui devra assumer un rôle social plutôt que d'errer deci delà, à celui qui devra travailler sur le partage plutôt que de fonctionner essentiellement pour lui-même, à celui qui devra collaborer plutôt que de garder jalousement pour lui ce qu'il gagne, à celui qui devra développer sa connaissance et ouvrir son esprit plutôt que de rester sur des acquis, à celui qui devra exploiter ses dons et les faire partager plutôt que d'être motivé essentiellement par l'amour, les enfants ou les plaisirs de la vie... Dans tous ces destins de vie, une ligne droite est à maintenir. Garder à l'esprit que votre âme a choisi de vivre l'inconnu et qu'elle aura toujours le dernier mot quitte à ce que votre souffrance dépasse l'entendement. Car, nous sommes ici pour nous libérer de notre passé, de notre futur et vivre l'instant présent, le seul qui compte au moment ou je vous parle, parce qu'après, il ne sera plus...

L'acceptation ne veut pas dire "soumission où résignation", cela veut dire accepter ce qui est pour ce que c'est. Et, dans l'instant présent choisir ou prendre une décision en rapport avec le sujet. 
Ne pas s'illusionner, se faire des films, croire aux merveilleux, rêver, penser qu'on s'en sortira, c'est donner du pouvoir au "peut-être" et nous bercer dans de faux espoirs.

Reprenons l'exemple de tout à l'heure, je n'ai plus d'internet depuis maintenant 2 heures. Mon mental, mon ego, ma personnalité commence a bouillir. Ils cherchent toutes les solutions pour dépasser cet incident. Quoi faire, que faire, et surtout comment le faire. Je pourrais ne pas accepter la situation, pourtant, elle est là bien réelle et internet ne fonctionne plus. Une colère pourrait monter en moi, dévastant tout sur son passage. Je pourrais prendre le téléphone, appeler Orange et incendier la téléopératrice de l'autre côté alors qu'elle n'y ai pour rien. Je serais donc tributaire de mes émotions, elles me commanderaient, je ne serais donc plus maître de moi-même. Dans cet aveuglement, je pourrais jeter la livebox, tirer les fils, tout casser et m'énerver au delà de ce qui est. Biensur les conséquences seraient à l'image de la force et de l'intensité que j'ai mis à tout casser et à tout envoyer balader. Plus de fils d'internet, tout arraché, plus de livebox, rappelez vous elle est en miette parterre, et au lieu que cela prenne le temps que cela doit prendre, cela prendra certainement plus de temps puisqu'il faudra avertir Orange, commander une autre livebox etc.. bref, un temps incertain, et si en plus l'Univers veut jouer et nous mettre à l'épreuve, il mettra du retard dans la livraison, Lol ;-)... Maintenant, si j'accepte la situation en me disant, ok, je n'ai plus d'internet c'est qu'il y a une bonne raison. Peut être que France Telecom répare la ligne parce qu'un rongeur en a fait son 4 heures, peut être qu'il rajoute des lignes, la répare ou transmutte de Edge en H+, tout est possible. Peu importe de ne pas savoir, l'expérience est là et nous invite à faire tout autre chose. Quelque chose que peut être nous n'aurions pas fait si internet fonctionnait encore. Lire un bon livre, cuisiner, jardiner, méditer ou tout autre chose qui demande de la présence à SOI.

Car le grand principe qui régit nos vies c'est que le mental n'accepte pas le changement mais que le changement c'est la loi.

C'est inévitable et c'est la même chose pour celui qui souffre désespéremment de ne pas avoir l'être aimé à ses côtés, soit parce qu'il est avec une autre, soit parce qu'il travail loin ou habite loin. Là aussi deux options se présentent à vous, laisser la personne vivre ce qu'elle a à vivre, n'imposez rien, ne demandez rien, lâcher prise, recentrez vous sur vous même, vivez à l'intérieur de vous l'émotion qui vous submerge sans l'analyser, sans la commenter, sans l'attraper ni en se complaisant dedans mais en visionnant son parcours dans votre corps. Vivez là, souffrez là, crachez là, laissez vous emportez par elle, vous verrez qu'elle disparaîtra de la même façon qu'elle est apparu en un claquement de doigt. Ce n'est pas évident car on se laisse sans cèsse rattraper par nos émotions, nos colères, nos peurs ou nos angoisses, mais le jeu en vaut la chandelle, en acceptant tout cela à l'intérieur de vous car ainsi on est tous fait, on s'approche un peu plus de la délivrance...

Car finalement ce qui doit arriver, arrivera quoique vous fassiez...

C'est la raison pour laquelle nous devons travailler sur nous, sur notre enfant intérieur, sur nos blessures de manque d'amour et de non reconnaissance parce que nos peurs nous rattraperons à un moment donné ou à un autre. Et si la peur d'être abandonnée, rejetée, trahis ou humilié était plus que présente en vous, soyez certain que votre inconscient aménera à lui les situations propres à ses événements en attirant à vous tout ce qui trame votre vie.

Ainsi en acceptant même l'improbable, un décés, une mutation, une maladie, un divorce..., en acceptant que C'EST AINSI, que c'est la réalité vrai que vous vivez sur l'instant, en ne combattant plus mais en acceptant les faits, vous vous délivrez de l'emprisonnement émotionnel dans lequel si longtemps nos vies et nos ancêtres se sont enfermés.

Acceptez ce licenciement, il vous permettra de faire ou de trouver autre chose plus en adéquation avec ce que vous êtes. Acceptez ce divorce, le temps que vous avez vécu avec votre conjoint est révolu, vous avez accompli ce qui devait être, maintenant un autre chemin vous attend. Acceptez, acceptez, acceptez...

J'accepte, avec mon Noeud Nord en maison IV, de ne plus être essentiellement motivée par le besoin de réussir socialement. J'accepte de faire redescendre mes ambitions à la plus simple expression et j'accepte que mes aspirations ne soient pas trop élevées. J'accepte de donner du temps à mon foyer, d'être disponible pour lui, ce qui ne m'empêche pas de me créer un emploi à la maison et de gagner mon argent à sa juste valeur. En acceptant de descendre mes ambitions de leur piedestale, je souffre moins de ne rien voir se concrétiser, je souffre moins de voir ma vie professionnelle ne pas décoller, je souffre moins de ne pas avoir la reconnaissance tant recherchée, je souffre moins de ne pas réussir et de ne pas pouvoir créer et tenir une multinationale, gagner beaucoup d'argent, être riche et célébre (bon, ok, ça c'est exagérée LoL...)

Et, si vous saviez comme c'est dur, mais c'est un travail de longue haleine, un travail de toute une vie que de recentrer ses aspirations sur autre chose que sur sa réalisation sociale. De toute façon, si j'en suis arrivée là, c'est qu'à force d'échec et de retour de baton, j'ai décidé d'emprunter le chemin le moins épineux. Ainsi, comme l'héroïne du livre de Denise Desjardins, j'ai testée, j'ai subi, j'ai souffert, j'ai pleuré, et grâce à toutes ces expériences ma conscience a pu comprendre que le chemin n'était pas celui là mais celui que mon Noeud Nord m'enseigne tous les jours, même si pour l'instant je n'ai que le RSA pour vivre...


Je ne vous demande pas de me croire mais juste d'expérimenter et puis si vous n'y arrivez pas parce que votre émotionnel vous a dévasté, tant pis, vous ferez mieux la fois d'après, sans jugement, sans critique mais avec l'amour de SOI...

Bon courage ;-)

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