L'insécurité...

Publié le par Péris Angélique

L'insécurité...

Il y a deux mois, mon fils a eut son permis de conduire. Il conduit très bien, il semble attentif et respectueux des limitations et autres panneaux. Je suis montée avec lui en voiture et je me suis aperçu, mais, je lui avais déjà dit avant, qu'il n'adaptait pas sa vitesse à son environnement et que ce n'est pas parce qu'il y a le panneaux de limitation 50, qu'il faut rouler impérativement à 50, encore plus s'il y a un tournant. Plusieurs fois, je lui ai expliqué qu'il fallait toujours anticiper sur tout ce qui pouvait survenir, un chien, un enfant, n'importe quoi, qu'il fallait toujours être maître de son véhicule. De ce fait, lorsque je suis à côté, j'ai l'impression qu'il roule hyper vite lorsqu'il n'est qu'à 50 km/h. Et, du coup, une promenade agréable, devient un stress intérieur intense et fait remonter la peur et l'insécurité.

Après mûres réflexions, je n'ai pas trouvé agréable d'être en stress auprès de mon fils, cela cachait forcément quelque chose. J'ai compris que le fait d'être juste une passagère, me reléguait au rang de l'inaction, plus de maîtrise, plus de contrôle, je remets ma vie entre les mains de quelqu'un d'autre et là, en l'occurence, celle de mon fils. Aucun moyen d'action, j'ai passé ma vie à tout contrôler, à tout mener de front, j'ai toujours tout géré, tout organisé, tout maîtrisé, je n'avais personne d'autres sur qui me reposer ou déléguer. Seulement, cette peur de l'insécurité ne sort pas comme ça inopinément, depuis que je suis sur le "bord de la route", et qu'une pose s'est obligatoirement imposée à moi, (voire pour cela les posts du 14 juillet "lorsque la vie nous oblige à faire une retraite.." et ceux qui suivent), je suis obligée de composer avec tout un tas d'émotions que j'essaye de régler les unes après les autres. Et j'avoue que la VIE met sur mon chemin tout un tas d'expériences jusqu'à ce qu'à un moment donné, la lumière se fasse jour.

Ainsi, j'ai commencé un travail à la maison, sorte de plateforme téléphonique pour un grand groupe de la grande distribution, dans le service avant-vente et suivi de commande qui m'a formé en tout et pour tout en 1 jour et demi et encore, je suis large. Entre ce que l'on vous montre en formation et ce que l'on doit abattre sur le terrain, j'ai halluciné. En gros, il fallait enregistrer l'appel du client de 3 manières différentes, sur 3 supports différents, puis soit résoudre le problème, soit faire un transfert d'appel ou par mail au service adéquate et tout ça en un laps de temps, je vous explique pas. Comme ça, ça à l'air facile, mais cela est loin de l'être. Bref, là n'est pas le sujet. Bien évidemment, pour corser le tout, la VIE a fait en sorte que rien ne marchait chez moi, que mes codes ne passaient pas, que tout plantait, et tout ça en ayant le client au bout du fil, en étant respectueux, aimable et polie. J'ai travaillé 4 jours pour cette boite suite à quoi, j'ai tout arrété. Je ne me trouvais pas assez formée et lorsque j'en faisais part au responsable, on me renvoyait lire les cours. Bref, j'ai été stressée du début jusqu'au 4ème jour inclus, jusqu'à me faire mal au ventre, en faire des cauchemars, tout en moi rejetait ce boulot qui est s'y loin de celle que je suis en fin de compte. J'ai donc craqué au téléphone avec un formateur que j'appelais à l'aide parce que rien n'allait. Je me suis sentie si dépourvue, si insécure, avec un mal être intérieur tellement inacceptable qu'après mes pleurs de "petite fille", j'ai tout laissé tombé le lendemain soir.

Et alors, le " Euréka " a émergé, faisant des regroupements d'idées et d'expériences aussi loin que j'ai pu m'en souvenir, et me ramenant forcément à mon " petit MOI ENFANT ". Pour qu'il y ai une peur d'insécurité c'est que j'ai du vivre enfant une telle expérience qui fait qu'aujourd'hui, dès que je ne suis plus maître de moi, de ma vie, de l'expérience ou de la situation, je panique, je stress, j'angoisse et je perds pied. Mais, ça va plus loin et je vais tenter ici d'en faire l'analyse.

Prenons par exemple, mon insécurité financière. Si moi, l'ADULTE d'aujourd'hui, je vis des insécurités financières et que cela génére en moi des états émotionnels incontrolables et douloureux c'est qu'il y a en moi une blessure qui se réouvre à chaque insécurité. Mais qui souffre? Mon ENFANT intérieur, l'enfant en moi qui a vécu des choses plus jeunes qui l'ont mis en insécurité et qui à chaque fois que de telle situations se représentent, rallument la flamme de la peur. Cette peur s'est cristalisé à l'intérieur de moi lorsque j'étais enfant, suite peut-être au divorce de mes parents, à une incompréhension, ou lorsque l'on m'a mis chez la nourrice, qu'importe les situations, il n'en reste pas moins qu'une expérience plus forte qu'une autre m'a traumatisé et s'est imprégnée dans mes mémoires. Peut-être encore et toujours ce coup de poing que ma mère a reçu dans le ventre lorsqu'elle était enceinte. Ou, cela peut être aussi tout simplement une peur transmise par ma mère, peur de manquer, peur de na pas avoir, peur de perdre... lorsqu'elle était enceinte et dont je serais porteuse aujourd'hui. Toujours est-il qu'u
ne blessure reste ouverte et que je grandie avec elle. Ainsi, une fois adulte, l'adulte en moi pour parer à la situation d'inconfort émotionnel, va rechercher du travail pour sécurisé l'enfant intérieur. Il va chercher à L'EXTERIEUR ce qu'il n'a pas à l'intérieur. Et la meilleure façon de ne plus être dans une insécurité financière c'est de ramener de l'argent par le travail, comme remède à la souffrance intérieure. Or, tant que cette insécurité infantile ne sera pas guérie, toutes les situations semblables pourront m'exploser au visage. 

Ainsi, il semblerait qu'enfant, je me sois sentie en insécurité sans avoir eut quelqu'un pour me rassurer, en général c'est souvent comme ça, il faut se débrouiller tout seul. D'ou un controle permanent sur sa vie et sur son entourage. L'enfant pour palier à sa vulnérabilité, va utiliser tout un tas de stratagème pour enfouir cette peur en parant à la situation de la meilleure façon qu'il soit. 

De ce fait, si mon enfant intérieur a ressenti qu'il avait manqué d'essentiel, qu'il n'était pas écouté ni reconnu à sa juste valeur, et que donc il n'avait pas eut l'amour qu'il esperait et qu'il concevait, il se pourrait bien que l'adulte en moi vive ces insécurités financières, puisque l'argent est une énergie d'amour. Pas d'amour = pas d'argent !

Pour savoir ce qu'attendait mon enfant intérieur de sa relation à sa mère, je dois connaître le signe dans lequel ma Lune natal se trouve. Ma Lune natale est en signe des Gémeaux, signe d'Air, qui a un besoin de communiquer, de transmettre, de dire et de penser, de s'investir aussi sur le plan social et surtout de libérer ce qu'elle a en elle. Outre l'esprit vif et toujours en questionnement, cette Lune en Gémeaux souhaitait pouvoir communiquer avec sa mère, avoir des paroles rassurantes et réconfortantes. Cette Lune trouve réconfort et sécurité dans les mots de sa maman et dans ses intonations.

Maintenant pour savoir qu'elle ombre généalogique plane sur mon devenir (vous trouverez sur le site internet " astrologie65 " des blocs-notes de connaissances astro / spirituelles à petits prix pour vous aider dans vos recherches), je dois savoir dans quel signe se trouve Saturne. Il se trouve lui aussi en Gémeaux. Ici en transmission généalogique ou transgénérationnelle, Saturne en signe d'Air parle de lignée dont la transmission du langage a pu faire défaut. Le fait de ne pas avoir pu dire ce que l'on pense ou ce que l'on ressent. Il peut s'agit de non-dits familiaux, d
e paroles non dites, non exprimées, une absence de communication et une souffrance liée à la réalisation de Soi et aux études. Cette position devrait m'aider à chercher coûte que coûte la vérité ou à emmagasiner un maximum de connaissance. C'est, je crois ce que je fais, chercher la vérité à travers l'astrologie et devenir un puit de connaissance. Je porte donc ces mémoires transgénérationnelles qui me viennent du côté de ma grand-mère maternelle, puisqu'elle même a un Saturne en Gémeaux et du côté de mon père puisqu'il possède un Saturne en maison III, qui parle certes, d'enfant unique, même configuration que mon fils, qui a lui aussi Saturne en III  et qui donc par analogie correspond à la maison du signe des Gémeaux.

Regardons à présent dans quelle maison se trouve mon Saturne, il est en maison VIII et parle de deuils non faits, non compris et non acceptés, de problèmes d'héritages. La maison qui est en analogie avec la maison VIII est le Scorpion, signe d'eau, signe de perte et d'abandon. On a déjà vu dans un ancien post que mes grand-parents avaient tout laissé et tout perdus en quittant l'Algérie. On dit que ma grand-mère paternelle en a terriblement souffert mais inconsciemment, c'est mon père qui a porté ces mémoires transgénérationnelles.

Du coup, quoiqu'il se soit passé, dans ma famille et, quelque que soit le côté, ils n'ont pas transmis le patrimoine par le langage, par la parole, des choses ont été cachées, certaines pas dîtes, d'autres enfouies pour oublier, et moi, je suis là depuis des années à faire un travail sur moi pour me libérer de leur souffrance mais aussi pour me libérer de mes propres souffrances ressenties pendants l'enfance et qui me font chercher les choses à l'extérieur plutôt qu'à l'intérieur de moi.

Ainsi, ma peur où mon insécurité, existe, parce que je n'ai pas en face de moi des personnes qui savent me réconforter. Ohlalala, je leur demande pas le monde, juste d'avoir soit l'écoute sans rien dire de plus, soit des mots qui vont venir panser la blessure.

Le soucis, c'est que comme tout le monde projette ce qu'il est, pense et ressent 
sur l'autre et que l'autre est donc une extension de lui-même, rares sont ceux qui écoutent les vraies attentes et les vraies demandes de l'autre, mais projette sa vision sur l'autre. Je m'explique, certains vont vouloir qu'on les prenne dans les bras, je pense à une Lune en Taureau par exemple qui a besoin du toucher. Ainsi, sa façon à elle de consoler l'autre se fera grace à sa Lune en Taureau. Maintenant si elle console une Lune Bélier, la Lune en Bélier risque de ne pas se sentir écoutée dans ses besoins. Il n'a pas impérativement besoin de douceur, juste de sentir que sa mère est active et qu'elle se bat pour lui.

Comme la mère est quand même notre toute première relation d'Amour, et que c'est avec elle que l'on a du composer, vous comprendrez aisément, que lorsque l'enfant vivait un état de stress ou d'insécurité, si la maman n'était pas disponible l'enfant devait gérer, contrôler et maîtriser cela à lui tout seul. Adulte, l'enfant cherchera ses besoins à l'extérieur puisqu'on ne la jamais rassuré et qu'il n'est donc pas capable de trouver cette ressource en lui.

Ok, c'est pas grave, on a compris le processus de transmission, on est devenu plus conscient, rien ne sert d'incriminer nos parents pour ce qu'ils ont fait ou pas, ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient avec leurs connaissances de l'époque et leurs moyens.

Aujourd'hui, pour réussir à guérrir de cette insécurité qui nous fait nous saboter nous-même, car dans ces moments de grand stress on prend parfois des décisions radicales, on va devoir donner nous même de l'amour, de la compassion, et de l'écoute, à cet enfant en souffrance. Ensuite, on va le rassurer, et agir si besoin est, c'est à dire prendre des décisions.

Si je prends l'exemple avec mon fils, cette insécurité, cette peur que j'ai ressenti lorsqu'il roulait un peu vite pour moi, en voiture, aurait très bien pu être apaisée si mon fils avait entendu ma peur d'enfant
térrifié, et s'il avait levé un peu le pied, en me disant " je maîtrise ma voiture maman, ne t'inquiète pas, aie confiance en moi !". J'aurais pu relacher le stress parce que mon enfant intérieur se serait senti tout d'un coup écouté et apaisé.

Si je prends l'exemple du boulot en plateforme téléfonique et ayant déjà vécu en plus cette expérience 2 fois cet été et plus de 6 mois il y a plus de 13 ans, j'aurais pu prendre le temps de demander à mon enfant intérieur pourquoi il stress? Il m'aurait certainement dit qu'il se sentait incompris, abandonné, lâché en pleine jungle, à lire des pavés de cours, de ne pas être formé convenablement et de se sentir terriblement seul dans cette expérience. L'adulte en moi qui a un autre regard aurait pu le rassurer et lui dire, "écoute on essaye ce boulot et si cela ne nous convient pas, pas de souci, on arrête, ne t'inquiète pas, prends le temps dont tu as besoin pour t'adapter, le reste, c'est moi qui le gère." , au lieu d'aller jusqu'à la limite d'un non retour parce que je porte en moi les mémoires sclérosantes et fidélisantes de ma famille qui a toujours cru que l'argent faisait la force, que grace à lui tu te faisais respecter et que sans, tu étais une merde, et que grâce à l'argent la société te dressait le tapis rouge. De plus, à l'époque, il ne fallait pas dire que tu avais de l'argent pour ne pas attiser les jalousies, moi, j'ai toujours vécu à l'opposé de tout ça. Aujourd'hui, je prends conscience de l'énorme panier de crabes que c'est et grâce au transit de Saturne qui ravive tout cela dans ma maison II, maison de l'argent, je me déleste un peu plus chaque jour.

Ainsi, pour conclure, il me parait évident que si vous vivez une insécurité qu'elle soit financière, professionnelle, sociale, amoureuse, etc..., c'est que vous avez à un moment donné dans votre vie d'enfant, vécu une situation qui vous a blessé ou qui vous a mis en insécurité. Il faut donc aller retrouver l'émotion du petit enfant et le sécuriser comme si vous étiez la maman qui a manqué à l'époque de le rassurer, parfois, on y accède, parfois pas, car l'intensité du vécu est telle que l'enfant s'est mis des gardes-fou parce qu'il a cru qu'il allait mourrir, alors dans ce cas, on a besoin d'une tierce personne pour aller recontacter la situation. L'enfant qui était en souffrance est resté bloqué dans cette situation à l'âge qu'il avait lorsque cela s'est passé, il faudra donc rassurer l'enfant, et l'aider à sortir de cette souffrance pour ne plus avoir à revivre ces blessures. 

Pour avancer, il est préférable de prendre chaque aspect de sa vie, et de mesurer l'intensité émotionnelle, de l'accueillir pour retrouver l'enfant Moi et lui donner ce qu'il a manqué. Cela commence par reconnaître nos besoins d'enfants d'avec notre mère et de faire le deuil s'ils n'ont pas été pris en compte. C'est de bien comprendre quelle ombre transgénérationnelle nous gouverne pour essayer de s'en différencier. C'est revenir au centre de nous même pour apaiser nos tensions et finir un jour par lâcher tout nos contrôles, qui feront, à n'en pas douter, disparaître toutes nos raideurs dans les épaules et dans le dos...

Bon travail sur vous ;-)

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