Vivre pleinement la VIE...

Publié le par Péris Angélique

Vivre pleinement la VIE...

Je ne regarde presque jamais la télévision, mais exception faite, en ce dimanche pluvieux je me suis installée devant un reportage, "Belmondo par Belmondo". Un homme, un charisme, une énergie, un artiste, une étoile, un talent, mais surtout une vie vécue à fond. Un homme qui s'est laissé transporter par l'énergie de vie qui l'a amené au sommet de sa carrière et de sa gloire. Toujours mis en concurrence avec Alain Delon, leur deux carrières sont indissociables l'une de l'autre et leur ont permis d'évoluer en parallèle. Deux grandes Stars qui se différencient par leur thème natal. Bébel à son Noeud Nord en maison X (ambition et carrière) et Delon a son Noeud Nord en maison IV (foyer et famille). Et quelle que soit leur vie intime et privé, aussi bien l'un que l'autre, ils ont réussi à faire leur place et à écrire leur histoire. Ils ont cru en leur rêve, en ce qui brûlait au fond d'eux, ils n'ont jamais baissé les bras, et tous deux ont utilisé l'énergie de la planète Mars (l'action, la volonté, le courage...) au service de leur être profond et de leur racine.

Si j'ai eut envie d'échanger sur cela, c'est parce que j'ai pris conscience il y a un petit moment que nous sommes nos propres "saboteurs" tant que l'on s'identifie encore à nos souffrances d'enfants non cicatrisées. Comme je l'ai écrit dans mon livre "Au chercheur spirituel qui compte s'engager sur la voie", comprendre nos blessures ne suffit pas à aller mieux, il faut pouvoir s'en extracter et les aborder avec une toute autre vision. Tant que l'on s'identifie encore et encore à toutes les émotions qui nous traversent, aux manques, à ce qui aurait dû être et à ce qui n'est pas, on passe sa vie durant, à se crisper de l'intérieur et à se démener dans des vies pas du tout confortables.

Ces souffrances font parties intégralement de nous et croire que vous allez pouvoir les guérir c'est s'illusionner sur ce que vous êtes. Vous êtes la somme de tout ce qui vous compose avec vos souffrances, vos blessures, votre passé, vos conditionnements, votre éducation, bref, vous êtes la réunification de tout cela qui permet de dire qu'enfin, "vous êtes", comme moi, "JE SUIS".

Alors, oui, la VIE qui nous traverse et qui veut expérimenter chaque état, chaque situation dans l'espoir de se rapprocher un peu plus de la source, nous fait vivre par moment des situations douloureuses qui n'ont qu'un seul but, vous révéler à vous même. Le but n'est pas de vivre dans l'illusion d'une vie qui ne nous correspond pas, mais bel et bien de prendre conscience à chaque instant que nous avons les moyens une bonne fois pour toute de révéler la lumière en nous trop longtemps enfoui au plus profond de nous. Et la seule façon de devenir ce "diamant poli", c'est bel et bien de cesser de se donner des rôles de martyrs.

J'ai joué moi aussi au martyr. A celle qui a arpenté tous les milieux ésotériques et de développement personnel pour guérir des blessures qui je pensais, m'empêchaient d'avancer. En croyant que j'étais une "victime" de mon milieu familial je donnais mon pouvoir à mon ou à mes bourreaux. Je m’enchaînais alors à une histoire au lieu d'en sortir. Je préférais accuser l'extérieur plutôt que d'essayer de regarder à l'intérieur, et quand bien même j'essayais de regardais à l'intérieur, je ne savais pas du tout comment je pouvais sortir de toute cette souffrance que je voyais parce que personne ne m'avait appris à regarder différemment. J'ai donc passé ma vie engluée dans une sorte de "chewing-gum", de mélasse, une sorte de brouillard et chaque expérience et chaque souffrance vécue m'ont appris petit à petit à tourner mon regard un peu plus vers moi-même. Si je devais utiliser une image, je dirais que j'ai passé une partie de ma vie dans "les flammes de l'enfer" et que petit à petit mes différentes prises de conscience de ce que je vivais m'ont permis de sortir de l'ombre pour aller vers la lumière.

C'est parce que personne ne nous enseigne à tourner notre regard vers nous-même et à comprendre pourquoi devant une situation qui vient nous titiller, l'on va souffrir terriblement, que l'être humain va chercher par tous les moyens la meilleure façon de ne plus souffrir. L'on va croire, mais parce que cela est inscrit dans nos gènes de par nos conditionnements, qu'en réglant une situation, en s'agrippant, en ne lâchant rien, selon notre propre vision, notre propre monde plein d'illusion et de souffrance que les choses finiront par s'arranger. Et bien non, les "Grands Sages et Maîtres Éveillés" ont tout dit lorsqu'ils affirment que la paix intérieure passe par le lâcher prise et le dépouillement, par l'acceptation, l'instant présent et uniquement par Soi.

Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas de blessures, ni de souffrances, bien sur qu'elles existent, puisque nous avons du faire face, enfant, aux conditions limitées de nos parents, de nos vies et de notre passé karmique, qu'ils nous ont investi et programmé selon leur propre vision comme eux l'ont été de leur propre parent. L'être en nous qui souffre est une "partie de nous" qui n'a pas compris ce qui lui arrivait au moment ou l'expérience du "non-amour" s'est présenté, et qui a donc cristallisé la scène comme quelque chose qui pouvait le faire mourir, même s'il n'en était rien. L'enfant a du se construire autour de cette blessure en forgeant tout autour de lui un maximum de carapace de façon à ne plus avoir à revivre l'expérience. Mais comme l'Élan de VIE veut retrouver l'essence de vie dans n'importe quelle situation, l'expression cristallisée de "non-amour" va attirer à elle une même expression pour que l'on apprenne n'ont pas à vivre avec, à s'en contenter, à faire avec, mais à lâcher prise.

Ainsi, dans ma vision distorsionnée de mon "Ego égotique", bien sur que je souffrais de non reconnaissance de la part de mes parents et encore plus de celle de mon père, bien sur que je ne trouvais pas ma place sociale, professionnelle, que j'attirais à moi et que je reproduisais la violence et l'agressivité auprès d'éventuel compagnon, à l'image de ce que j'avais pu vivre dans mon foyer d'enfant. Ainsi, tant que je m'identifiais à toutes ces blessures, je ne pouvais pas espérer être en joie, être heureuse et vivre en paix. Tout ne pouvait qu'être souffrance et désillusion, parce que je ne voulais pas céder, parce que je croyais qu'il me manquait l'amour d'un père, la reconnaissance d'une mère et que je ne comprenais pas pourquoi, moi qui me pensais gentille et sans problème, j'attirais à moi la méchanceté, la colère, l'envie, la jalousie, le conflit, la violence verbale et physique, je ne comprenais pas pourquoi on s'acharnait sur moi. Et c'est parce que je ne comprenais pas que j'insistais à vivre cette désolation familiale qui me maintenait dans une influence parentale de rejet et que j'attirais à moi toute sorte de personne et de situations affligeantes. Je persistais à croire que les choses allaient s'arranger, mais c'était m'illusionner, c'était croire qu'il fallait que je sois plus gentille, plus travailleuse, et en me dépassant dans tous les domaines de ma vie, j'espérais avoir l'amour de mes parents, mais surtout la reconnaissance de mon père. La petite fille en moi attendait tellement que son père lui dise enfin qu'il était fier d'elle et de tout ce qu'elle a accompli, la petite fille en moi attendait tellement un regard d'entraide, de soutien, un sourire bienveillant de celui qui a toujours été son exemple, qu'aujourd'hui, 44 ans après une énième histoire conflictuelle dont je ne m'attendais pas pendant Noël, j'ai enfin eut le courage de fermer les portes à cette agressivité et malveillance de celui qui ne m'a certes pas mis au monde mais qui en se mettant avec ma mère, m'avait normalement accepté et élevé depuis l'âge de 5 ans. J'ai donc passé 40 ans à croire qu'il m'aimait et qu'il me considérait comme sa fille malgré toutes nos histoires conflictuelles, agressives et violentes. Parce que dans mon cœur d'enfant, je croyais que c'était ça une famille, s'aimer et supporter tout ce qui s'y passe, accepter les conflits, se rebeller, mais revenir toujours auprès d'eux, parce que c'est ce que veut tout enfant, une famille soudée, qui s'aime envers et contre tout quel que soit les problèmes et même si on se fait injurier, maltraiter et agresser.

Mais une fois que l'on a compris que c'est l'enfant en nous qui souffre de cette situation, parce que l'adulte en nous, lui n'accepte pas ces situations conflictuelles et que lui, il cherche à tout plaquer dès que l'occasion s'en présente, on peut plus facilement s'en remettre à l'adulte sage en nous qui préserve l'enfant en nous en lui apportant tout l'amour qu'il peut pour le rassurer. Alors, on peut se sentir tiraillé parce que ce n'est pas comme ça que l'on avait pensé sa vie, c'est sur, mais si l'on s'en remet à la part de nous qui prend soin de toutes nos parts blessées, on peut plus aisément lâcher prise et faire confiance à l'Élan de VIE, se laisser traverser et devenir l'instrument par lequel la CONSCIENCE veut s'exprimer.

Ainsi, en changeant son regard sur les événements et les situations qui se jouent sous nos yeux, mais surtout en apprenant à mieux se connaître et en tournant sa vision vers l'intérieur de notre être, on arrive plus aisément à se désidentifier de toutes les émotions qui nous traversent. On va alors être traversé par les émotions, sans rien retenir de la souffrance qu'elles génèrent, en acceptant toute la réalité de ce qui s'en dégage, sans se voiler la face, mais avec la conscience réelle de tout ce qui se passe. Une fois que la vague nous a traversé et qu'elle a disparu aussi vite qu'elle est apparu, alors une paix indescriptible prend place dans notre cœur d'enfant anciennement blessé... même si pour cela des larmes ont dû couler, même si le nez a dû renifler. Le but n'est pas de tout bloquer mais de laisser couler la vie en nous et de se révéler à soi-même.

Libre de tout, désidentifié de tout, on peut alors incarner la VIE dans tout ce que l'on est et dans tout ce que l'on vit. C'est ce que j'explique dans mon livre qui est accompagné de fiche pratique de travail sur Soi, pour nous permettre de renouer avec toutes les parties de nous en souffrance, leur redonner la parole, et faire la paix avec soi-même.

Ainsi, on peut alors devenir ce que la "Réalité Suprême" voudra bien incarner à travers nous, si on se laisse traverser par elle, par l'expression de la VIE qui nous permettra de retrouver l'essence de notre être lumineux.

Pourquoi je vous dis tout cela?

Pour vous aider à trouver le chemin le plus court vers votre ÊTRETÉ.

Même si cela me peine de vous dire ça, et même si je sais que chacun a ses propres expériences de vie, et même si la prise de conscience de tout cela m'a fait terriblement souffrir surtout pour tout ce que j'avais fait en Astrologie, ce n'est pas dans la Numérologie, dans l'Astrologie, dans la Médiumnité ou dans diverses thérapies que vous trouverez votre salut. Ce n'est tout au plus qu'un moyen pour y arriver, pour comprendre certaine chose, encore plus si comme moi, vous avez fermé les yeux pendant toute une partie de vie et que vous vous êtes illusionné(e)s sur votre vie. Peut-être les considéreriez-vous comme des éveilleurs de conscience, tout au plus, mais tout le travail de "retour à Soi" restera à faire. C'est à ce moment là que le vrai travail spirituel pourra commencer.

J'ai eut du mal à lâcher prise sur mon activité astrologique comme je l'explique dans mon livre parce que je voulais vraiment incarner l'Astrologue en moi. Cela se tiraillait en moi, entre le "je veux" et le "je ne peux pas", comme tout ce qui incarne la vérité pendant que moi j'essayais d'exprimer autre chose. A l'intérieur cela ne trompe pas, l'être en vous sait ce qui est bon pour vous et ce qui est authentique. Lorsque tout bloque, il est temps de lâcher prise, de laisser faire la Vie et de vous en remettre totalement au Divin. IL DEVIENT TEMPS DE SORTIR DE LA SOUFFRANCE...

Lorsque vous êtes libéré de tout, vous laissez enfin la place au TOUT d'incarner le TOUT.

On peut alors vivre pleinement la vie sans attentes, sans tiraillement, sans peurs et sans angoisses.

Je peux donc aujourd'hui, exprimer la VIE en moi et incarner ce qui me traverse à chaque moment et à chaque instant. Je peux créer enfin ce qui me parcours, sans rien attendre, ni reconnaissance, ni gloire, ni retour, ni quoique ce soit d'autre mais en gardant toujours à l'esprit de ne pas m'attacher aux résultats, mais de ne m'attacher qu'à l'oeuvre qui est finalement la seule et unique attitude libératrice.

Ainsi, tout comme Bébel ou Delon, je pourrais courir sur les toits de la VIE, prendre des risques de BONHEUR, incarner tous les rôles de ma vie, rire, être en vie, joyeuse et pleine d'entrain avec un cœur qui pétille et des sourires pleins mes lèvres. Goûter l'instant présent, le seul qui me rend plein de JOIE, le seul qui me permet de vivre la vie pleinement.

Alors, si j'ai réussi à trouver cette paix intérieure, peut-être alors trouverez-vous la vôtre, c'est ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année 2016, VIVRE PLEINEMENT LA VIE, TOUT EN ÉTANT EN PAIX AVEC VOUS-MÊME...


Merci,


PS : Vous comprendrez alors aisément que la VIE qui me traverse aujourd'hui, a envie de gouter et d'expérimenter autre chose que ce que je proposais jusqu'à présent en tant que "praticienne en Astrologie" et que mon blog astrotransgénérationnel va pour l'instant rester en suspens. Peut-être reviendrais-je alors vous donner des nouvelles.

Vous pouvez toujours m'écrire, rentrer en contact avec moi, échanger, dialoguer, discuter, une page se tourne, une autre s'ouvre en grand pour permettre à la VIE de  s'exprimer  enfin...

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