La blessure ORIGINELLE...

Publié le par Péris Angélique

La blessure ORIGINELLE...

J'avais déjà publié le 27/09/214, un post sur la blessure transgénérationnelle à travers l'étude de Chiron dans un article intitulé " Chiron ou comment accepter sa blessure ".

Aujourd'hui et suite à mon hospitalisation de la vésicule biliaire (voir article du 4 mai 2017 " Ablation vésicule biliaire et mémoires familiales ") et aussi, à la façon dont mon corps a réagi, je souhaiterais approfondir ce sujet de " blessure originelle ".

Lorsque j'étais en réanimation, branchée à toute sorte de perfusion et donc de produits divers ; que l'on me donnait toutes les heures afin que ma tension qui était à 7 revienne à la normale ; mon corps se mit à gonfler d'eau (oedèmes) ce qui à la pesée du matin, 2 jours après me fit prendre 6 kg.

Cela faisait 4 jours que je n'avais rien mangé, j'imaginais que mon corps se serait débarrassé de kilos en trop. Et bien non, mon corps avait préféré gonfler. Et même si ce n'était qu'une question de temps pour que mon corps évacue tout ce qu'il avait pris et qu'il dégonfle, il n'en restait pas moins que mon corps en gonflant me donna une information.

De la même façon, que lorsqu'il fait chaud, ou que je pars faire une randonnée, je peux être sûre que mes doigts deviennent tous boudinés comme des saucisses knacky et que mon corps gonfle.

A cela, je me suis souvent interrogée, sans jamais vraiment rentrer de plein fouet, ni même trouver les raisons de ces oedèmes, autre que médical, sur pourquoi mon corps réagissait de cette façon-là.

Et, c'est pas à pas, au moyen d'une réflexion poussée un peu plus chaque jour, que nous allons nous en approcher...

Le corps humain contiendrait à peu près 65 à 70 % d'eau, essentielle à son fonctionnement. L'organisme doit donc maintenir en permanence l'équilibre entre les liquides ingérés (boissons ou aliments) et ceux rejetés par l'urine ou la transpiration. Cet équilibre peut-être rompu en cas de dysfonctionnement de la circulation sanguine. Le corps n'élimine plus correctement le surplus et emmagasine plus d'eau que nécessaire. Cela entraîne alors une dilatation des vaisseaux et une fuite des liquides vers les tissus environnants.

Cela peut se caractériser soit par une mauvaise circulation (les varices), en raison de leur association à un ralentissement du retour veineux, ou alors, à une mauvaise circulation lymphatique, soit, un mauvais fonctionnement des reins, soit, un problème thyroïdien, ou à de vielles mémoires transgénérationnelles... tout un panel de symptômes liées à cette rétention d'eau.

Maintenant, si l'on essaye de l'expliquer par le décodage biologique, on va pouvoir dire que la rétention d'eau c'est garder le surplus d'eau en soi (faire des réserves). L'eau étant liée aux émotions, cela nous dit aussi qu'on emmagasine des émotions de peur de dire ou de faire quelque chose qui risquerait de nous faire perdre des personnes auquel on tient. L'eau permet de camoufler ses angoisses. C'est garder ses émotions pour soi, avoir de la difficulté à s'affirmer ou à prendre la place qui nous revient, etc...

Ainsi, on nous dit que si la rétention d'eau survient dans le bas du corps, au niveau des jambes et des pieds, c'est que l'on se transporte un poids émotionnel qui nous ralentit dans notre avancement.

Donc, je suppose que si cela advient aux niveaux des mains qui sont notre capacité d'action, de réalisation et de travail et aux niveaux des doigts, qui représente la précision de notre capacité d'action, j'en conclu, qu'un poids émotionnel nous cause du soucis dans la mise en pratique et dans l'action de ce que l'on voudrait faire ou de ce que l'on fait. (c'est toute ma vie presque lol ;-)

Parfait, poursuivons !

Lorsque l'on parle de rétention d'eau, on parle aussi de surpoids ou de kilos superflus.

La surcharge pondérale nous met face à une émotion très ancienne qui parle de conflit d'abandon mais aussi de conflit d'insécurité et autres... Il faut donc retourner à ces fameux conflits d'intérêts pour espérer trouver la racine du mal et espérer conscientiser et alléger la charge émotionnelle.

J'avais rédigé l'été dernier, un petit dossier spécial "minceur et régime en conscience" (vous trouverez le lien à la fin de cet article), qui parle de la façon dont on peut en venir à bout de ces kilos en trop et par la même occasion de cette rétention d'eau. Ayant, moi-même, prodigué mes propres conseilles à ma vie de tous les jours, je me suis vite aperçue que sans un contrôle quotidien de soi, de sa façon de pensée, de son environnement, et d'un travail assidu sur ses mémoires transgénérationnelles et infantiles, le naturel revenait au galop. L'eau et la surcharge était toujours là, bien ancrée dans mon corps même si pendant le contrôle, un allègement se fit sentir. J'en conclu donc, que c'était beaucoup plus complexe que ce que je croyais et qu'à défaut de retrouver la cause racine du mal qui nous ronge, on allait encore devoir se porter les charges émotionnelles pendant un petit moment...

Dans mon bouquin, "Au chercheur spirituel qui compte s'engager sur la voie", je dis qu'on ne guérit pas des blessures mais qu'on en émerge et que la seule façon d'y arriver c'était vraiment de se retourner à l'intérieur de soi-même pour prendre part à tout ce qui se joue à l'intérieur de soi, mais surtout pour mettre en lumière ces blessures infantiles non encore cicatrisées.

C'est ainsi que je me suis formée à l'Hypnose Ericksonienne dans le seul et unique but de faire des régressions, en partant d'un symptôme, la problématique et pour atteindre l'expérience originelle. Seulement, ce que j'avais oublié de prendre en compte c'est que lors de régression hypnotique, le sujet est dissocié de ses émotions. Or, pour transformer ses émotions handicapantes en quelque chose de plus léger, il faut vraiment recontacter l'émotion, recontacter la racine, et la vivre dans son corps. Le corps ayant emmagasiné et mémorisé ces blessures, les revivre, permettront une meilleure compréhension de ce que l'on vit et un allègement de ces dites souffrances. Il ne fallait donc pas que ces "revécus infantiles" restent au niveau de la visualisation, de la projection ou de la suggestion. Il fallait revivre intensément dans son corps la blessure originelle, s'attaquer aux racines du mal pour espérer un soulagement.

Je me grattais vraiment la tête et j'avais l'impression de tourner en rond. Bon, alors oui, "se gratter la tête" dans ce cas n'est pas une image, c'est la réalité. Un psoriasis à l'arrière de ma tête que j'avais réussi à réduire de 3/4 par un travail de conscientisation, se concentrait à présent au niveau peut-être du trou occipital, ou plus exactement au niveau de l'emplacement de mon cerveau reptilien et m'informait, lui aussi, de quelque chose que je ne maîtrisais pas encore.

De ce fait, mon corps, par le surpoids et la rétention d'eau me disait que malgré tout mon travail sur moi, j'avais encore des conflits émotionnels qui m'empêchaient de retrouver un poids normal. Et même avec une alimentation équilibrée, et presque plus de gluten, là, ou certains perdent du poids, moi, je ne bougeais pas, pas d'allègement émotionnel pour moi. Il y avait quand même de quoi s'arracher les cheveux !

Je me sentais proche du but, je voyais comment il fallait faire mais, je n'avais pas la main dessus, jusqu'à ce que je tombe sur un livre du Dr Arthur JANOV " La guérison primale ".

La voilà, la solution, celle que j'attendais et qui réponds à mes attentes !

Le Dr Arthur JANOV, docteur en psychologie, mis au point une méthode de thérapie primale fondée sur le revécu des souffrances précoces. Il explique que le manque d'amour parental est imprimé pendant la gestation, pendant la petite enfance et l'enfance et laisse des traces psychologiques et émotionnelles dans le cerveau et le système biologique.

Finalement, lorsque j'accompagnais les personnes à recontacter leurs émotions pour pouvoir espérer un début de compréhension et de guérison, je n'étais pas trop loin de ce qu'il proposait. La seule différence, c'est que JANOV est Docteur en psychologie. Et que moi, lorsque je parle autour de moi de la façon dont je conçois la façon de contacter la ou les blessures originelles, à mon niveau de conscience, personne ne me prend au sérieux, personne ne semble m'écouter et surtout très peu de monde n'est prêt à rentrer dans les profondeurs de leur inconscient. Les gens préfèrent aller se faire faire un soin énergétique qui résoudra tous les problèmes sans avoir à aller trifouiller dans les tréfonds de leur structure... Ainsi va la vie !!

J'ai bien conscience que cela fait peur !

La plupart des gens, ne sont pas habitués à aller à l'encontre de leurs souffrances. Surtout qu'il faut bien prendre conscience que cela demande du temps. Parce que, ne rentre pas qui veut comme ça dans les profondeurs de son être, il faut que les "barrières" veuillent bien lâcher du leste et nous permettent de sonder l'impensable. C'est souvent douloureux parce que, de se remettre en mémoire les causes de nos souffrances, vaux mieux mettre à la place, un pansement psychologique plus simple, plus rapide et moins douloureux (quoique ça c'est moins sûr !! ), comme l'alcool, la cigarette, la drogue, les médicaments, une sur-alimentation et un surpoids, une maigreur, psoriasis, eczéma... etc.

Ainsi, revivre l'expérience douloureuse, c'est reculer dans le temps jusqu'à un état intemporel où le présent et le passé se fondent. On peut alors comprendre pourquoi, on a des migraines, qu'on est alcoolique ou en surpoids... L'inconscient à sa manière nous explique tout, à nous de le déchiffrer par le revécu.

Tout être humain qui vient au monde a des besoins. Ces besoins ne sont pas forcément nourris (être nourri, tenu dans les bras, au sec, caressé, stimulé, aimé, protégé...). Le processus névrotique commence dès qu'ils ne sont pas satisfaits. La névrose est synonyme de souffrance, donc, nous sommes tous névrosés !

Que le manque ait été ressenti brutalement ou progressivement, il constitue un traumatisme qu'un enfant n'est pas en mesure de comprendre ou d'expliquer. En grandissant, sa douleur particulière " je suis seul ", va se transformer en souffrance imprécise de " je me sens très mal, et je ne sais pas pourquoi. " (Dr JANOV)

Ainsi, notre corps garde en mémoire la douleur refoulée. Et le refoulement sert à protéger notre conscience d'un excès de souffrance.

Le Dr JANOV dira : " La notion d'empreinte est une clé de notre travail, pour une compréhension de la névrose. Une fois qu'une expérience est imprimée neurochimiquement, nos connexions neuronales sont affectées de façon permanente, et elles vont demeurer toute notre vie dans notre système cérébral. [...] Ainsi, médicament, alcool, surconsommation alimentaire etc..., entretiennent un profond refoulement en accroissant l'écart entre l'expérience imprimée et l'esprit pensant, le patient demeurant inconscient de ses sentiments. Cela peut éventuellement entraîner de sérieuses maladies ultérieurement. "

Il apparaît donc, comme je l'ai si souvent écrit, que le fait de manquer d'amour parental, même à l'état embryonnaire, modifierait le développement de l'embryon ou de l'enfant mais aussi de ce fait, son cerveau de façon permanente. Ainsi, selon l'état émotionnel de la mère avant, pendant et après sa grossesse, qu'elle soit calme, anxieuse ou déprimée, qu'elle désire le bébé ou pas, influence le développement de son cerveau et marque au fer rouge, sa blessure originelle.

" De plus en plus de recherches scientifiques confirment que les enfants de mères qui sont passées par des moments stressants pendant la grossesse, montrent une plus grande réceptivité à une vaste gamme de problèmes de santé, incluant le diabète, l'obésité, l'hypertension et les affections cardiaques."

Il explique : Nous avons 3 cerveaux.

- Le tronc cérébral qui est un cerveau primitif, reptilien, c'est notre système cérébral le plus ancien. Il traite les instincts, les besoins de base, les fonctions de survie, le sommeil et les processus fondamentaux qui nous maintiennent en vie, comme la température corporelle, la pression artérielle et le rythme cardiaque. Le tronc cérébral prend forme autour du 33e jour de la grossesse. Après le 1er mois de gestation, nous avons un tronc cérébral assez complet et avec lui la capacité à coder et enregistrer les traumatismes. Ici, nous pouvons enregistrer la dépression d'une mère, son anxiété, son stress, le fait qu'elle se drogue, fume ou boit. Elle peut communiquer par ses hormones, le rejet inconscient de son enfant à venir, qui s'implante dans le tronc cérébral du bébé. Le tronc cérébral parle la langue de l'hypertension, des palpitations et du souffle court - les tueurs silencieux. Il contient les secrets de notre naissance et de notre vie intra-utérine. De plus, il porte l'empreinte des niveaux les plus profonds de douleur car il se développe pendant la grossesse, et traite les questions de vie ou mort avant que nous voyions la lumière du jour. Presque tous les traumatismes vécues pendant la vie intra-utérine sont une question de vie ou de mort."

- Le système limbique / émotionnel est responsable des sentiments et de leur souvenir. Il fournit les images, traite certains aspects de la sexualité et il est partiellement responsable de la colère et de la peur. [...] Lorsqu'une personne éprouve de fortes émotions, c'est l'hypothalamus qui organise la réponse. Au centre de ce système se trouve le système sympathique et parasympathique. Le sympathique contrôle l'agression et la confiance en soi. Lorsque survient un fort traumatisme avant la naissance ou juste après, l'un de ces deux systèmes vient dominer notre vie et décide si nous serons passifs ou agressifs face aux problèmes. Cela contribue à façonner notre personnalité.

- Le néocortex est responsable du fonctionnement intellectuel, de la production des idées et de la pensée. Il est la première porte par laquelle nous passons pour retracer notre histoire et comprendre notre douleur.

Ainsi, si vous vous mettez en colère parce que quelqu'un vous empêche par exemple de monter professionnellement en grade, par cette frustration, le fait qu'on vous empêche de progresser et d'avancer, peut vous rappeler d'une part, que vos parents vous avaient empêchés de satisfaire quelconques désirs et d'autre part, que votre mère vous empêchait de sortir lors de votre naissance parce qu'elle ne semblait pas capable de s'ouvrir. Cette rage et cet instinct vous ont peut-être sauvé la vie au départ, car ils signifiaient qu'il fallait toujours " tenter sa chance encore une fois ".

Le Dr JANOV appelle cela le syndrome de " l'échec de la lutte."

Vous essayez de toutes vos forces, et empêché de..., vous vous trouvez devant des obstacles insurmontables qui vous invite à finalement renoncer. Ici, on peut chercher le succès en tant qu'adulte mais se décourager facilement. On peut lancer pleins de projets, être pleins de détermination et d'enthousiasme, pour renoncer au premier obstacle. Cela peut amener à la dépression, comme si on disait, à quoi bon lutter ?

Quoique nous vivions, nous sommes sans cesse ramenés au moment de notre conception, à l'état embryonnaire ou à l'accouchement. Nous luttons ou nous baissons les bras devant les diverses expériences que nous nous appelons, faute de ne pas pouvoir rentrer à l'intérieur de nous-mêmes. Alors, par ricochet, appeler à soi des événements extérieurs peut nous faire prendre conscience de ce qui se joue à l'intérieur. Et, c'est ce que nous faisons tous.

C'est finalement ce qui revient à dire que nous ne vivons absolument pas notre présent et que notre passé influence inlassablement nos vies. 

Vous avez donc bien compris que ces blessures originelles, qui veulent dire blessure à la conception, au commencement de la vie, au tout début de notre histoire, marque d'une empreinte indélébile notre conscience, notre cerveau et notre corps. Mais que surtout, elles influencent notre personnalité et nous font nous comporter inconsciemment comme si nous voulions nous séparer de nos souffrances, en mettant des pansements psychologiques qui feront très bien l'affaire, en tout cas, tant que les barrières psychiques font encore office de barrières et qu'elles ne lâchent pas les raisons de nos souffrances. Tant que l'inconscient veille pas de risque !!

Quelqu'un qui devient agressif lorsqu'il est confronté à des obstacles, par exemple, a peut-être dû lutter à sa naissance pour sortir de sa mère sans quoi, il serait peut-être mort. Il a donc dû lutter contre sa naissance et contre ses parents qui ne l'ont jamais laissé se comporter comme il le désirait. Sa seule solution aux problèmes était l'attaque, sans jamais savoir quand reculer. Puis, il y a aussi celui qui a été drogui par l'anesthésie et qui n'a pas pu se battre pour sortir, car tout comme sa mère, il ne pouvait plus rien ressentir, il a donc laissé la vie le guider sans réaction aucune, faisant de lui dans la vie de tous les jours quelqu'un de passif, qui baisse vite les bras et qui se laisse bercer par les événements de la vie...

A chacun son histoire, certes, mais l'on peut déjà commencer à percevoir un semblant d'empreinte primal en regardant nos propres vie et ce que l'on vit journalièrement.

C'est donc grâce à mon hospitalisation que j'ai pu entrevoir une toute petite infime partie de ce que j'aurais pu vivre lors de ma naissance. Ainsi, en me mettant pour la énième fois un produit en intraveineuse pour me faire revenir à une bonne tension, j'ai eut l'impression tout à coup de suffoquer, de m'étouffer, j'avais l'impression que j'allais mourir. J'avais l'impression de sentir le produit qui circulait de mon bras pour aller vers mon coeur. Mon coeur se mit à palpiter me bloquant la respiration de telle sorte que je reçue une décharge électrique de mon crâne jusqu'au sacrum, sans pouvoir rien comprendre. Le monitoring ne révélait aucune augmentation de mon rythme cardiaque, l'infirmière m'aida à souffler et à respirer, me disant que je faisais une crise de panique, moi qui ne sait pas ce que sait et qui n'en n'ait jamais faite. 

C'est ainsi qu'après mûres réflexions, j'ai pu associer cette expérience à ce que j'avais peut-être pu vivre lors de ma naissance. D'ailleurs, l'histoire n'est pas finie, entre mon psoriasis au niveau de mon cerveau reptilien, une sorte de douleur cou / rein /cuisse et mollet gauche (en reliance avec le féminin, l'émotionnel et donc la mère) m'indiquant une douleur languissante de sciatique, en tout cas pour le mollet, d'insuffisance veineuse, me permettait de comprendre que j'en avais pas encore fini avec la blessure originelle.

Que peut m'expliquer cette expérience ?

Cet étouffement ressenti, qui me fait dire aussi, lorsque les choses ne vont pas, que je dois partir (nombreux déménagements et relations), fuir, bouger pour survivre. Ou, lorsque quelqu'un me " gonflent " (rétention d'eau) ou lorsque quelque chose se met sur mon chemin sans que je le veuille, me causant des problèmes de sortent que j'ai l'impression à chaque fois que je ne pourrais pas m'en sortir, que je vais étouffer et mourir (lutter pour sa vie, pour sa survie, pour arriver à quelque chose dans la vie). Ce besoin constant de voir dans le regard de l'autre une approbation, une reconnaissance, lorsque je ne l'ai pas eut de la part de ma famille (cette impossibilité à ne pas savoir cotôyer les autres, autrement que dans la fusion et la symbiose, parce qu'il y a une recherche symbiotique inconsciente avec la mère. Ce qui explique aussi mes rapports compliqués avec certaines femmes qui veulent prendre le contrôle sur moi). Ce manque d'amour, ce manque d'aide ou d'écoute qui m'ont fait devenir ce que je suis aujourd'hui, un "être" qui marche seule et dont personne n'a envie d'aider, à l'image de ma naissance ou je ne me suis pas sentie aidée, isolée et en couveuse. Cette impression lorsque je n'ai rien à faire, se trou béant à l'intérieur de moi qui me propulse à devoir trouver quelque chose à faire de suite, ou à devoir bouger, partir... sans quoi j'ai l'impression que tout va me tomber dessus et que je me voie anéantie ou mourir. Car l'immobilité et la stagnation sont pour moi signe de " mort ", et de " mourir ".

C'est pour tout cela que j'ai pu dire dans le post sur l'ablation de la vésicule biliaire que j'avais l'impression d'une renaissance.

J'étais complètement dépendante des infirmières qui me lavaient de haut en bas, pour aller à la selle, pour m'habiller, pour me soigner. L'hôpital correspondait à cet endroit cocooning, tel le ventre de la mère qui est censé vous protéger et vous materner. Vous y recevez tout l'amour dont vous avez besoin. Vous réapprenez à marcher, à manger, à boire, telle une renaissance, lorsque l'on m'a dit que j'étais prête pour sortir de l'hôpital, j'ai eut ce moment-là ou je n'étais pas prête et ou je voulais encore que l'on s'occupe de moi. Rentrer chez soi, voulait dire que l'on reprenne les responsabilités de la vie de tous les jours avec son lot de soucis, d'espérance et de contrainte. On m'a proposé de partir le soir même ou le lendemain. Le temps de prendre moi-même ma décision et non une tierce personne qui aurait incarné ma mère, j'ai décidé en mon âme et conscience que j'étais prête à quitter le ventre de ma mère (l'hôpital). Non, parce qu'elle l'avait décidé, mais parce que moi, je l'avais ressenti comme tel. J'étais prête à couper ce cordon ombilical et à enfin avancer dans ma nouvelle vie...

Est-ce que c'est bon pour moi ?

Non, comme dit plus haut, il y a encore des choses à contacter, qui se sont passées dans le ventre de ma mère que je vais devoir vivre dans mon corps, pour leur permettre de lâcher l'emprise et notamment le rapport à l'eau et à la rétention d'eau. Cette blessure date de ma conception ou de ma période intra-utérine puisque mon psoriasis se situe sur mon cerveau reptilien. 

Tout ce que l'on vit, est là, pour nous montrer le chemin, le chemin de la guérison, si on veut bien se pencher sur les causes.

Toutes nos réactions inconscientes sont les conséquences réelles de tout ce qui a engendré notre conception et notre naissance, sans oublier notre développement en tant que jeune enfant. Ainsi, un besoin non satisfait pendant ces périodes-là, perdure toute notre vie et nous amène à nous comporter avec les autres ou les situations comme avec nos blessures inconscientes.

A ce propos, le Dr JANOV dira, " que la douleur ne cédera pas tant que le besoin fondamental est ressenti. Donc, oui, nous devons sentir la douleur, mais elle n'est qu'une étape vers le besoin. Sentir sans cesse "maman, aide-moi", mettra fin à la manifestation qui nous pousse à vouloir que des femmes nous maternent. Nous ne pouvons pas simplement la ressentir une fois et attendre le changement ; nous devons la sentir souvent, et avec la force de la carence originelle. Pour être clair, nous revivons des fragments de souffrance par petits morceaux afin de pouvoir l'intégrer. "

Ainsi, le refoulement est proportionnel au niveau du traumatisme et garde à tout moment le système sous un niveau élevé de pression.

La guérison signifie donc que l'on relie le comportement et le symptôme présents à la source qui les génère.

Commencez donc par associer vos symptômes et vos comportements à votre histoire, ressentez-les vibrer et s'exprimer à l'intérieur de vous. Vivez l'émotion, ne la pensez pas, ne la calculez pas, vivez-là intensément.

Comment ?

Lorsqu'une émotion arrive, mettez-vous dans le noir pour ne pas être sollicité par des choses extérieures qui pourraient vous sortir de vos ressentis. Fermez les yeux. Maintenez vos ressentis et essayez d'y rentrer dedans, laissez faire le processus, les associations d'idées se feront toutes seules au fur et à mesure. Si vous n'y arrivez pas, faites-vous aider par un thérapeute digne de ce nom. Avec l'expérience, vous pourrez rentrer en contact avec ce qui vous fait souffrir. Et plus, vous vous en approcherez, et plus les barrières de l'inconscient céderont et vous permettront d'en ressentir toute la quintessence dans tout votre corps.

Oui, vous allez pleurer, crier, parfois gémir comme un bébé, faire des bruits bizarres, vous étouffer, croire que vous allez mourir, bouger dans tous les sens, vous croire anéanti, vous venez de vous rapprocher et de contacter votre blessure originelle. Ainsi, en pleurant à propos d'un événement présent, sachez que l'on est automatiquement conduit à des événements liés à notre enfance. Et puis des fois, vous pourrez contacter la souffrance et d'autre fois, pas du tout. Tout dépendra de ce que vous serez capable de lâcher...

JANOV dira " les gens veulent changer, mais sans douleur, ce qui est compréhensible. Mais sans douleur, il n'y a pas de changement en profondeur. [...] L'histoire de la névrose est celle de la misère ; laissons le patient la manifester par des larmes, crier pour toutes les fois où il a été blessé et n'a pas pu l'exprimer. Pleurer sur une vie gâchée ; sur des relations brisées et le mal fait à sa famille ; sur sa dépendance aux cigarettes, à l'alcool, aux drogues, poussé qu'il est par des forces inconnues et invisibles ; sur sa vie détruite parce qu'il n'a pas su saisir l'amour lorsqu'il se présentait."

Lorsque l'on arrive à soulager les tensions qui nous ont toujours accompagnées dans note vie et nos comportements, on est soudain soulagé du poids de toute une vie, on se sent plus léger et on comprends surtout les réactions que l'on a, face, à certaines situations. Elles ne sont plus inconscientes ces réactions, et l'on a donc le choix de celles-ci, nous permettant de faire face à la vie de façon plus harmonieuse.

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J'espère que ce long texte vous aura éclairé un peu plus sur ces névroses qui nous manipulent, sur ces blessures infantiles non encore cicatrisées et sur la blessure originelle.

Merci pour votre lecture et votre patience, et à bientôt ;-)

Oedème pendant l'hospitalisation...

Oedème pendant l'hospitalisation...

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